Kubernetes : Google cède la gestion de sa création à la CNCF


Avec l’arrivée de la version 1.0 de Kubernetes, Google frappe un grand coup et cède le contrôle de sa création à une toute nouvelle fondation : la Cloud Native Computing Foundation (CNCF), qui est gérée par la Linux Foundation.

La liste des partenaires de cette CNCF donne le tournis : AT&T, Box, Cisco, Cloud Foundry Foundation, CoreOS, Cycle Computing, Docker, eBay, Goldman Sachs, Huawei, IBM, Intel, Joyent, Kismatic, Mesosphere, Red Hat, Switch SUPERNAP, Twitter, Univa, VMware et Weaveworks.

Mais attention, il ne faut pas confondre ce groupement avec celui de l’Open Container Project ! Ce dernier, également géré par la Linux Foundation, est censé chapeauter le développement d’un standard autour de la technologie des conteneurs. Et contrairement à la CNCF, ce groupe inclus des rivaux de Google, comme Microsoft ou Amazon, bizarrement absents de cette nouvelle entité. Côté CNCF, on annonce que la mission sera de faciliter la communication entre cloud native computing foundationdéveloppeurs et utilisateurs pour favoriser le déploiement d’applications et services 100% cloud.

Craig McLuckie, Senior Product Manager chez Google, explique qu’il était nécessaire de trouver un nouveau toit pour Kubernetes, décorrélé de la marque Google. C’était indispensable pour rendre le produit encore plus attractif et omniprésent.

Google va cependant rester très impliqué dans le projet, et espère même régler avec Kubernetes des problématiques posées par ses propres outils internes quand il s’agit de travailler avec des conteneurs.

L’ambition du CNCF ne se borne pas à promouvoir Kubernetes, loin de là. L’objectif réel est de pousser toutes les technologies open source clés qui constituent le “modern, elastic computing”. Du reste, ceux qui dirigeront réellement les débats dans cette fondation seront ceux qui y apportent le plus en terme de technologie. L’implication sera le seul critère, pas l’argent.
Quant aux grands noms du secteur qui manquent à l’appel (Microsoft, Amazon, Pivotal, etc.), Jim Zemlin (président de la Linux Foundation) pense qu’ils rejoindront le mouvement tôt ou tard :

“Je prédis que cette technologie sera trop bonne pour y résister. Ceux qui ne participent pas aujourd’hui changeront d’avis plus tard”.

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